Juin 2013

La Corse en Motos Anciennes

Nos amis Belges aiment le soleil, ils n’hésitent pas à traverser toute la France pour venir faire de la moto avec nous (30 % des participants au Tour de Provence sont Belges). ils sont plein d’enthousiasme et nous amènent de la bonne humeur. J’ai souvenir de plusieurs séances de réparations nocturnes à la lampe frontale, c’était le petit théâtre tous les soirs.
Après une ballade en Corse  en 2010, toute l’équipe souhaitait  y retourner. Nous sommes donc repartis  du 25 mai au 3 juin 2013. Au programme de l’hébergement : deux nuits en bungalow à Calvi, au camping « la Pinède » -  trois nuits à Vizzavone à l’auberge « Monte d’Oro » et deux nuits à Cozzano à l’auberge « A Fileta ».
corse

Samedi 25 mai, le départ se fait de Grans
Surprise! Au moment du départ, le véhicule de location de chez « Rent a car » à les deux pneus arrières complètement lisses et le loueur n’a aucune solution de replis, fort heureusement, les Baldo qui sont présents au départ nous proposent leur voiture qui est la même que celle du loueur (avec de bon pneus). Un grand merci à Poussine et Jef.

 

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changement express d’auto

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                                                                                       Après un changement express de voiture,   ,direction Marseille pour embarquer sur le Danièle Casanova, nuit calme, arrivée à Bastia, départ pour la première étape.

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Roland, 500 Gillet

 

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Noëlle sur Norton de 1938

 

Dimanche 26 mai : étape Bastia – le Cap – Calvi  190 km
j’avais décidé de leur faire passer le Cap Corse par la montagne, 5 minutes après, tout le monde

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Michel et Micheline, 600 Ratier

était perdu autour de Bastia, moi aussi, ensuite ce fut la fameuse D 32la fameuse D 32 qui à une petite partie (7 km) non goudronnée, c’est sur cette partie au col de la Serra, qu’un groupe à pris la mauvaise direction, Vincent, Angélique, Jean Claude, Olivier, Roland et Noëlle se sont retrouvés sur un sentier de chèvres dans une situation très compliquée (voir le film) obligés de porter les motos sur une centaine de mètres, quatre heures pour en sortir. Pour tous le retour sur le goudron a été très apprécié, la suite est sans histoire, le gîte et le couvert à Calvi étaient très satisfaisant,
surtout la pizza de Roger.

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la fameuse D 32

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la petite pizza de Roger

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Daniel et Marie Flore sur 500 Saroléa

 

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GERALD 350 Terrot de 47

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Marie Reine, 175 Terrot

 

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Brigitte et Michel en tout petit.

 

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Vincent et Angélique 500 Gillet

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Calvi, Stèle à la mémoire des pompiers du ciel

 

Lundi 27 mai - étape Calvi :
Voilà une étape que je me suis juré de refaire en moto, et oui je fais l’assistance en bagnole (dur, dur)… C’est vraiment une belle région, on s’élève au dessus de la mer par de petites routes, à chaque sortie de virage tu te prends une carte postale dans le figure, une belle étape tranquille et beau temps. Au détour d’un virage je tombe sur Roland en panne avec sa 4 cylindre Nimbus de 1937 et Roger qui fait la sieste sur le bas coté de la route. Roland a démonté presque toute sa moto, allumage, carburation, pour finalement s’apercevoir  qu’il avais claqué une bougie.
La balade ce termine pour Brigitte, Michel et moi par un petit recueillement sur la stèle dédiée aux pompiers du ciel qui ont péris en interventions sur des incendies « criminels »
Jean Louis De BENEDICT était un copain de Grans, passionné par tout ce qui a 2 où 4 roues à moteur, son Canadair s’est coupé en deux au dessus de Calvi, s’était le
1 août 2005.

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Roger soutenant Roland en panne.

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Roland en panne, c’est lui.

 

                                                                                                                              Mardi 28 mai : étape Calvi – Porto – Vizzavona  200 kmP1070546

Départ de Calvi sous la grisaille qui se transforme rapidement en pluie, c’est bien dommage car la route Calvi – Porto par la côte est P1070634P1070550très belle à faire en moto, arrêt repas à Porto.  La pluie cesse enfin et le soleil revient. Nous empruntons
la petite route Porto, Evisa, Vico, Murzo puis la D4 (une pure merveille)  jusqu’à Véro pour tomber sur la N 193 Bastia Ajaccio .  Cette étape ce termine par le col de Vizzavona dans le brouillard au « gourbi » le Monte d’Oro, l’accueil est plus que rustique, après un souper correct à 10h du soir alors que certain étaient déjà couchés et qu’il pleuvait très fort, un espèce de rustre frappe à ma chambre, ni bonsoir, ni présentation, il  me demande « par mesure de sécurité » d’enlever les motos les trouvant trop prés du gîte et risquant de mettre le feu à la baraque, mes amis ont obtempèré mais le bougre n’a pas été sourd. A noter qu’en terme de sécurité, dans un gîte pouvant accueillir une centaine de personne il n’y a au rez de chaussée qu’un seul extincteur, aucune issue de secours et la seule  porte de sortie s’ouvre très difficilement et à l’envers. Je passe sur les chambres de quatre lits le tout pas mal déglingué.

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Jean et Monique – 850 Harley

Mercredi 29 mai étape sur Corte  « Ho Punaise »
Balade sur Corte et ses alentours, visite de la Restonica pour certains, repas pris sur la place centrale où les motos anciennes attiraient plus les photographes  que la statue de Paoli.
Le retour s’est fait par le défilé d’Inzeca et le col de Sorba qui a été refait pour le passage du Tour de France à vélo, un vrais billard.
Le soir au « gourbi » surprise ! Certains se plaignent de piqures, ils vont s’en plaindre à la matrone qui n’en revient pas les bijoux lui en tombent des bras. Elle leur dit que chez eux il n’y a pas de punaises que c’est des moustiques alors qu’il ne faisait pas plus de 10 degrés. Lorsque Vincent trouve une punaise vivante dans sa chambre, l’attrape fort témérairement et va  lui montrer, s’ensuit pour les quatre occupants une évacuation sanitaire immédiate dans l’hôtel d’à coté et une désinfection totale de la chambre suivie d’une seconde évacuation.

Il va sans dire que le repas du soir n’a pas était triste ! Une femme  d’un groupe de marcheurs qui fréquentaient le même hôtel  avait la figure toute pleine de piqures,  à elle aussi les hôteliers ont dit que c’était des moustiques, tu parles !

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Passage du col de la Vaccia avec le Monté Cinto en fond

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un GPS Belge dernier modèle

 

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la Ducati de Michel dans la neige

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Petit rappel à l’ordre

 

Ff
Jean Claude – Triumph


 

Jeudi 30 mai étape de repos
Je me réveille avec des démangeaisons infernales aux bras et des boutons énormes sous l’œil, les garces elles ne m’ont pas ratées.
Comme le temps n’est pas génial, nous décidons (la gare n’étant qu’a 3 km) de prendre le petit train, un groupe va à Bastia 2h30 de trajet et l’autre groupe à Ajaccio 1h de trajet.
Les paysages en train sont vraiment exceptionnels. Visite de Bastia pour nous, moules frites sur le vieux port et retour au « gourbi » pour une dernière nuit avec les vilaines bébêtes. Au Monté d’Oro on mange bien et on est bien mangé.
Gîte à déconseiller aux MOTARDS et aux autres.

Vendredi 31 mai étape Vizzavona, bord de mer Cozzano 160 km.
Étape sans problème, les orages de la nuit ont fait dévaler des rochers et de la boue sur la route.
Au col de Scatella nous avons trouvé « la neige », puis nous avons longés le très beau lac de Tolla. Repas pris, en bord de mer, dans une paillote pour terminer avec un très  beau temps à l’auberge « A FILETTA » où nous sommes toujours bien accueillis, bien nourris et bien logés.

Samedi 1er juin visite de Bonifacio 240 km.
Bonifacio se n’est pas la porte à coté : 240 km aller retour par le col de la Vacchia, Aulène et Porto- Vecchio, mais ça vaut le coup d’œil, surtout la citadelle à condition, toute fois, de ne pas tomber dans les pièges à touristes. Pour le retour j’avais prévu de visiter la baie de Rondinara mais se sera pour une autre fois.

Dimanche 2 juin Cozzano, Sartène,  Propriano 150 km.
Il faut déjà penser au retour, casse croûte à Propriano puis embarquement sur le Girolata. Nuit à bord  pas mal agitée arrivée lundi matin  à Grans.
Une balade en Corse en motos anciennes, je pensait que la  remorque était indispensable et je  l’ai donc tractée pendant 1350 km pour rien, pas la moindre panne, heureusement Luc qui ne pouvait pas conduire me servait de copilote.

Jeannot, Jean Gautier